17.01.2026 · NOTE D’ATELIER
Du geste à la trajectoire
Le mouvement du corps comme point de départ des lignes qui traversent la toile.
Une ligne projetée conserve la mémoire du geste qui l’a produite. Sa vitesse, sa rupture et son épaisseur racontent un mouvement avant même que la couleur ne soit identifiée.
Le travail commence souvent loin de la toile. J’observe la direction générale, puis je construis plusieurs trajectoires capables de se répondre sans devenir régulières. La composition naît de cet équilibre entre intention et accident.
Les gestes les plus forts ne sont pas toujours les plus larges. Une trace fine peut relier deux masses colorées et modifier toute la perception de l’espace.
